Faits saillants botaniques 2008. Sean Blaney, Centre de Données sur la Conservation du Canada Atlantique.
Le programme de botanique du Centre de Données sur la Conservation du Canada Atlantique a certainement fait bonne récolte durant la saison de terrain 2008. Notre projet de plus grande envergure cette année, appuyé financièrement par le Fonds en Fiducie pour l’Environnement du Nouveau-Brunswick et le Fonds de Fiducie de la Faune du Nouveau-Brunswick, fut une étude de la partie inférieure de la Rivière Saint-Jean. Bien que quelque peu entravés par des niveaux d’eau supérieurs à la normale, nos efforts ont menés à la découverte de centaines d’occurrences d’espèces rares, y compris la redécouverte du Pychnanthème de Virginie (Pycnanthemum virginianum, S1), une espèces dont l’unique population connue des Provinces Maritimes n’avait pas été observée depuis 1984. Deux autres espèces, le Cornouiller amome (Cornus obliqua, S2) et l’Aulne blanc (Alnus serrulata, S2), ont vue les limites nord-est de leurs distributions modifiés de façon significative suite à la découverte de nouvelles populations.
Des efforts effectués auprès des Espèces en Péril dans le sud de la Nouvelle-Écosse, appuyés financièrement par le Fonds de Conservation des Espèces en Péril de la Nouvelle-Écosse, ont menés entres autres à la découverte de deux nouvelles population de Lachnanthe de Caroline (Lachnanthes caroliniana, S1 – Menacée), d’une nouvelle population de Lophiolie dorée (Lophiola aurea, S2 – Menacée), d’une nouvelle population de Scirpe de Long (Scirpus longii, S2 – Préoccupante), ainsi que d’une nouvelle population d’une espèces très rare de Potamot (Potamogeton pulcher, N1, S1).
Près de 500 occurrences de plus d’une centaine d’espèces rares ont été recensées lors d’études effectuées à l’île-du-Prince-Édouard, notemment à la requête de la Confédération desMi’qmaqs de l’Île du Prince Édouard, du Parc National de l’île-du-Prince-Édouard et du Ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Foresterie. Parmis ces trouvailles figurent trois nouvelles espèces indigènes pour la province; le Carex granuleux (Carex granularis), la Verveine bleue (Verbena hastata) et le Nénuphar à disque rouge (Nuphar lutea ssp. rubrodisca), ainsi que la première documentation de Crassule aquatique (Crassula aquatica, S1) depuis 1888 et de Renouée Grimpante (Polygonum scandens, S1) depuis 1953, la première documentation definitive d’une occurrence de Lindernie douteuse (Lindernia dubia, S1) pour la province et la découverte de deuxièmes occurrences provinciales pour la Goodyérie à feuilles oblongues (Goodyera oblongifolia, S1), la Naïade souple (Najas flexilis, S1) et la Platanthère de Hooker (Platanthera hookeri, S1).
Cornus obliqua. Photo: Sean Blaney
Points saillants du programme de zoologie pour le CDC du Canada Atlantique, 2008. Denis Doucet, Centre de Données sur la Conservation du Canada Atlantique.
La saison de terrain 2008 s’est penché sur des recensements d’odonates rares au Nouveau-Brunswick, visant, entre autres, trois espèces candidates à la liste COSÉPAC; soient l’ophiogomphe de Howe (Ophiogomphus howei, N1 S1), le gomphe ventru (Gomphus ventricosus, N1 S1) et la neurocordulie obsolescente (Neurocordulia obsoleta, N2N4 S1), de trois basins versants du Nouveau-Brunswick, soient celles de la rivière Saint Jean, la rivière Restigouche et la rivère Magaguadivic. Ces efforts furent supportés en grande partie par les fonds de fiducie pour la faune et les fonds de fiducie pour l’environnement du Nouveau-Brunswick. De plus, ces efforts complémentent celles de l’année 2007 qui furent effectués dans le bassin versant de la rivière Miramichi, efforts qui ont su dénicher la première (et possiblement la seule) population relativement stable de l’ophiogomphe de Howe au Canada. Lors des recensements en 2007, cette espèce fût retrouvée, en densités minimes à modérées, à six sites contigües le long de la branche sud-ouest de la rivère Miramichi, soient sur un tronc de rivière d’une longueur d’environ 40 kms, ainsi que sur la rivière Cains, un tributaire principale de la branche sud-ouest de la Miramichi. Les efforts de l’été 2008 ont produit deux nouveaux sites pour cette espèce au Nouveau-Brunswick, y compris le premier record confirmé à l’aide d’un specimen (une exuvie) pour la rivière Magaguadivic. Bien que le travail de terrain de cet été n’a pas su produire de records additionnels pour les deux autres espèces-cibles, l’effort a receuilli un grand nombre de records d’autres espèces d’odonates rares, y compris un record de la courtisane d’Amérique (Hetaerina americana, N3N4 S2) sur la rivière Meduxnekeag, ce qui constituerait seulement la troisième rivière connue abritant cette espèce de demoiselle au Canada Atlantique.
Le deuxième grand travail de terrain, supporté par les fonds pour les espèces à risque de la province de la Nouvelle-Écosse, s’est déroulé entre la mi-juillet et le début septembre, 2008. Ce travail fut effectué dans quarente-cinq marais salés choisies au hasard sur la côte nord de la Nouvelle-Écosse, soient le long du détroit de Northumberland. Ces marais furent vérifiés pour la présence de trois espèces de papillons indigènes au Canada, soient le cuivré des marais salés (Lycaena dospassosi N2 SNR), le satyre fauve des Maritimes (Coenonympha nipisiquit, N1 SNR) et le papillon queue-courte (Papilio brevicauda N2N3 S2). Tandis qu’aucun signe du satyre ou du papillon queue-courte fut trouvé, un total de neuf sites abritant le cuivré furent détectées. De plus, ces neufs sites sont tous moins de 65 kms de la frontière entre le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse, malgré le fait que la majorité des marais situés tout le long de la côte semblent être favorables (c-à-d abriter la plante-hôte et les plantes à nectar préférées) à la présence de cette espèce. Ces nouveaux sites en Nouvelle-Écosse, ainsi que les quelques 12 sites retrouvées à l’île du Prince Édouard depuis l’an 2002, étendent de façon importante l’air de distribution connue de ce petit papillon indigène, une des quatre espèces de papillon diurnes uniques au Canada.
La saison de terrain 2008 s’est penché sur des recensements d’odonates rares au Nouveau-Brunswick, visant, entre autres, trois espèces candidates à la liste COSÉPAC; soient l’ophiogomphe de Howe (Ophiogomphus howei, N1 S1), le gomphe ventru (Gomphus ventricosus, N1 S1) et la neurocordulie obsolescente (Neurocordulia obsoleta, N2N4 S1), de trois basins versants du Nouveau-Brunswick, soient celles de la rivière Saint Jean, la rivière Restigouche et la rivère Magaguadivic. Ces efforts furent supportés en grande partie par les fonds de fiducie pour la faune et les fonds de fiducie pour l’environnement du Nouveau-Brunswick. De plus, ces efforts complémentent celles de l’année 2007 qui furent effectués dans le bassin versant de la rivière Miramichi, efforts qui ont su dénicher la première (et possiblement la seule) population relativement stable de l’ophiogomphe de Howe au Canada. Lors des recensements en 2007, cette espèce fût retrouvée, en densités minimes à modérées, à six sites contigües le long de la branche sud-ouest de la rivère Miramichi, soient sur un tronc de rivière d’une longueur d’environ 40 kms, ainsi que sur la rivière Cains, un tributaire principale de la branche sud-ouest de la Miramichi. Les efforts de l’été 2008 ont produit deux nouveaux sites pour cette espèce au Nouveau-Brunswick, y compris le premier record confirmé à l’aide d’un specimen (une exuvie) pour la rivière Magaguadivic. Bien que le travail de terrain de cet été n’a pas su produire de records additionnels pour les deux autres espèces-cibles, l’effort a receuilli un grand nombre de records d’autres espèces d’odonates rares, y compris un record de la courtisane d’Amérique (Hetaerina americana, N3N4 S2) sur la rivière Meduxnekeag, ce qui constituerait seulement la troisième rivière connue abritant cette espèce de demoiselle au Canada Atlantique.
Le deuxième grand travail de terrain, supporté par les fonds pour les espèces à risque de la province de la Nouvelle-Écosse, s’est déroulé entre la mi-juillet et le début septembre, 2008. Ce travail fut effectué dans quarente-cinq marais salés choisies au hasard sur la côte nord de la Nouvelle-Écosse, soient le long du détroit de Northumberland. Ces marais furent vérifiés pour la présence de trois espèces de papillons indigènes au Canada, soient le cuivré des marais salés (Lycaena dospassosi N2 SNR), le satyre fauve des Maritimes (Coenonympha nipisiquit, N1 SNR) et le papillon queue-courte (Papilio brevicauda N2N3 S2). Tandis qu’aucun signe du satyre ou du papillon queue-courte fut trouvé, un total de neuf sites abritant le cuivré furent détectées. De plus, ces neufs sites sont tous moins de 65 kms de la frontière entre le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse, malgré le fait que la majorité des marais situés tout le long de la côte semblent être favorables (c-à-d abriter la plante-hôte et les plantes à nectar préférées) à la présence de cette espèce. Ces nouveaux sites en Nouvelle-Écosse, ainsi que les quelques 12 sites retrouvées à l’île du Prince Édouard depuis l’an 2002, étendent de façon importante l’air de distribution connue de ce petit papillon indigène, une des quatre espèces de papillon diurnes uniques au Canada.
Hetaerina americana. Photo: Denis Doucet